Performance : Les saisons errantes : Printemps 2026
C’est avec excitation que nous vous présentons les artistes dont les performances lanceront les Saisons errantes 2026 sous le commissariat d’arkadi lavoie lachapelle le 6 juin prochain.
Amanda Préval, Le jardin des phrases-semailles, 14h à 16h
« Je suis convaincu que janvier s’étira pour le reste de l’année. Que je n’ai plus de feuilles, plus de racines, plus rien. J’espère que le soleil de mars révélera ce que j’ai oublié. Avril arrivera, me sourira. Mai sèmera, entre mes seimes, le désir de me renouveler. » — Extrait du poème, Amanda Préval
Dans le parc Saint-Mark du Vieux-Longueuil, Amanda Préval propose au public et aux passant‧es de participer à la création d’une action de longue durée alliant poésie et cheveux synthétiques. Symbolisant pour iel le renouveau et le renforcement des racines, l’action Le jardin des phrases-semailles fera du tressage une manifestation sensible de la possible rencontre entre les choix esthétiques du public et la poésie performative de l’artiste.
À propos d’Amanda
Amanda Préval est un‧e artiste multidisciplinaire haïtien‧ne-canadien‧ne basé‧e à Longueuil, sur la terre non cédée de Karonhiatsi'kowáhne. Au cœur de son travail, par l’entremise de techniques artisanales, Amanda Préval confectionne des sculptures portables et des installations à partir de rallonges de cheveux synthétiques. Préval s’engage dans des projets participatifs et des performances durationnelles pour aborder le travail en série et les caractéristiques chorégraphiques du tressage comme des véhicules émancipateurs et rassembleurs, donnant lieu à des moments de socialisation et de communion dans la culture afrodescendante.
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Camille Larivée, Le bonheur est dans l’eau, 16h à 17h
Avec la promenade-action Le bonheur est dans l’eau Camille invite le public à découvrir des installations textiles furtives dans l’espace urbain autour du parc Marc-Victorin. Le titre de cette action prend son inspiration d’une pancarte d’information dans ce même parc sur le canard colvert, un type de canards très répandu sur l'Île de la Tortue. À travers cette promenade, nous discuterons des saisons cycliques bouleversées comme résultat direct du colonialisme et des changements climatiques, et de l'art public comme force de contestation du statu quo.
À propos de Camille
Camille Larivée est un‧e street artiste, commissaire d'exposition, auteurice et travailleur‧se culturel‧le basé‧e à Tiohtià:ke/Mooniyaang/Montréal, sur l'Île de la Tortue. Iel est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art et d’un certificat en études féministes de l’Université du Québec à Montréal. Sa pratique artistique et de commissaire vise à amplifier ce que la culture dominante tente de réprimer : de la mise en valeur des mémoires collectives invisibilisées dans l'espace public urbain, à la sensibilisation de l'urgence de préserver la biodiversité locale. Iel travaille avec le collage, la peinture et les textiles, et son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis et en Suède. En tant qu’auteurice, iel a co-dirigé le livre D’horizons et d’estuaires : entre mémoires et créations autochtones avec Léuli Eshrāghi et ses textes sont parus dans plusieurs magazines. Camille est lae directeurice général‧e et artistique du Montréal, arts interculturels (MAI).
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6 juin, 14h - 17h
Gratuit, ouvert à tous‧tes
Parc Saint-Mark
340 Rue Saint-Charles Ouest, Longueuil